Sans sa dernière livraison du 15 octobre, Didier Rykner, de La Tribune de l'Art, fait état d'un projet de loi déposé par le député Jean-François Mancel.
L'esprit du projet de loi qui est mis en distributution aujourd'hui-même, tient en ces quelques lignes :
(...) Tous les musées de France disposent de dépôts. Des dépôts
dans lesquels quantités d’œuvres ne sont pas exposées au public pour
des raisons de place et parfois par manque d’intérêt au vu d’œuvres
similaires déjà présentes.
Dès lors les coûts de stockage deviennent alors étouffants pour ces musées,
alors même que n’est exposée qu’une très faible partie de leurs
collections.
Cependant, à terme, même nos grands musées nationaux sont susceptibles
d’être dans l’incapacité de préserver leur prestige par manque de
moyens.
A fortiori les musées de province qui ne bénéficie pas des mêmes faveurs
– dont mécénat – sont enclins à de plus grandes difficultés encore.
Les musées sont donc confrontés à deux enjeux : trouver des financements
pour leurs acquisitions et réduire la quantité des dépôts, trop
envahissants.
À ces deux problèmes, une solution déjà très utilisée dans beaucoup
d’autres pays – et qui n’a aucun coût pour les finances publiques –
consiste à rendre possible la commercialisation de certaines œuvres.
Quant à lui, Didier Rykner objecte que "Si une telle loi était votée, aucune œuvre ne serait réellement épargnée car nul garde-fou n'est envisagé. Pour en savoir plus consultez l'article de la Tribune de l'art
Ce qui reste néansmoins troublant c'est que ce projet de loi (excès de zèle ?) n'attende pas la remise du rapport que Christine Albanel, ministre de la Culture, à demandé à Jacques Rigaud sur la possibilité de rendre aliénable les œuvres des collections publiques...


Le Muséum de Toulouse

