Le Muséum de Toulouse réinvente l'histoire naturelle après 10 ans de
travaux
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Site Jardin des Plantes :
35 allées Jules-Guesde.
Informations et réservations : 05 67 73 84 84
Pour une présentation plus précise : museum.toulouse.fr
Métro ligne B : station Palais de Justice ou Carmes
Site Borderouge :
Parc de la Maourine, entrée avenue Maurice Bourges-Mounaury.
Métro ligne B, terminus Borderouge puis 10 minutes de marche ou bus n°36
arrêt Ségla. |
Squelettes
d'animaux préhistoriques, exposés le 23 janvier 2008 au nouveau Muséum
d'histoire naturelle de Toulouse
TOULOUSE (trouvé sur AFP
le 24 jan 2008)
Poulpe géant, zèbre, météorites ou manteau de chaman font leur retour
samedi au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, le deuxième de France, dépoussiéré
après dix ans de travaux et modernisé avec une nouvelle approche interactive
et pédagogique de l'environnement.
Vue du nouveau Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, qui
rouvrira ces portes le 26 janvier 2008 après 10 ans de travaux.
Inauguré vendredi pour une ouverture au public le lendemain, cet ancien
monastère, fermé en mars 1997 pour des raisons de sécurité, a été
totalement rénové par l'architecte Jean-Paul Viguier afin d'abriter quelque
2,5 millions de pièces, dont 8.000 présentées au public.
"On a mis des collections au service d'un propos en croisant les
regards, la science humaine et la science de la vie et de la Terre. Aujourd'hui,
les problèmes se retrouvent autour des relations entre environnement, être
humains et nature et il est normal que les disciplines croisent leurs points de
vue", souligne le conservateur et directeur du Muséum, Jean-François
Lapeyre.
Exit les grandes collections cloisonnées dans ce musée du XIXe siècle. Géologie,
botanique ou ethnographie Africaine sont allègrement mélangées par thèmes
via cinq expositions permanentes comme celle sur "les grandes fonctions du
vivant".
Dans cette pièce, une pirogue amazonienne issue des riches collections
ethnographiques se retrouve à quelques mètres d'un buisson épineux et d'une
carapace de tortue pour illustrer les besoins de l'être humain de "se déplacer"
et "se protéger".
Ces objets, tout comme les poissons, coquillages et animaux naturalisés,
sont présentés simplement "pour que l'émotion soit intacte", fait
valoir M. Lapeyre. Ils s'appuient sur de petits panneaux à l'écriture
accessible, des vidéos, des bornes interactives et pour ceux qui le souhaitent,
des explications directement fournies par des animateurs, les nouveaux gardiens
du musée.
Autre signe de modernité, les squelettes ont retrouvé une posture naturelle
et forment "presque une fresque vivante", selon le conservateur,
pointant derrière une immense façade en verre un homme sur un cheval au galop.
Le voyage des fondements de la Terre à son futur prend fin devant "le
tableau de bord" où défile en temps réel l'état de santé de la planète:
les chiffres de la déforestation, la désertification, etc.
Pour pousser cette réflexion sur l'environnement, le Muséum s'est doté
d'une plate-forme de débat entre scientifiques et visiteurs et, initiative
unique en France, d'un espace naturel de 16 ha dans le nord de la ville.
Au parc de la Maourine, enfants et adultes pourront découvrir un étang, une
roselière (étang de roseaux), des potagers du monde et le premier bâtiment
toulousain haute qualité environnementale (HQE).
"Un écrin dans la ville, qui sera un peu l'application de ce que l'on a
vu au Muséum du centre-ville", décrit le maire Jean-Luc Moudenc, dont la
municipalité a financé 70% des 35 millions d'euros.
Tourné vers le XXIe siècle, ce "nouveau" Muséum n'en garde pas
moins les traces de sa fondation: les briques roses se sont mariées à une
large verrière en arc-de-cercle.
Premier musée français à s'être doté d'une galerie de la préhistoire,
le Muséum reste très attaché à cette tradition. La première exposition
temporaire lui sera consacrée "pour marquer le signal de notre renouveau",
se réjouit le conservateur, non loin des vedettes de cette institution, la
girafe et l'éléphant d'Asie.
Donné par le cirque Pinder en 1910, ce dernier accueillera les visiteurs
dans l'ancien cloître, trompe relevée et défense pointées vers l'entrée
principale.
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